PHYTOTHÉRAPIE

La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. Ce mot vient du grec”phytos” ce qui signifie la plante et”therapeuo” qui signifie traiter.
il est possible de distinguer trois types de pratique

Selon l’OMS, cette phytothérapie est considérée comme une médecine traditionnelle est encore principalement utilisé dans certains pays dont les pays en développement. C’est le plus souvent une médecine non conventionnelle du fait de l’absence d’études cliniques systématiques;
-une pratique qui repose sur la recherche scientifique sur les extraits actifs de plantes. Extraits des actifs identifiés standardisés. Cette pratique débouche suivant les cas sur la fabrication de médicaments pharmaceutiques ou de phytomédicaments. On parle alors de pharmacognosie ou de biologie pharmaceutique. La recherche sur ces produits se fonde en partie sur les méthodes décrites précédemment, et crée de graves problèmes éthiques et de la politique, à condition qu’elle conduit à la brevetabilité du vivant;
une pratique de la prévention sans but actuellement perçu comme thérapeutique, existant déjà dans l’Antiquité. C’est dans le cas d’associations traditionnelles en cuisine, de techniques de conservation, ou de consommation de produits tels que les thés ou infusions. Même si les interactions entre produits usuellement combinés font l’objet de recherches, seuls le cas des produits consommés de manière séparée sont actuellement rattachés à la phytothérapie.

Le premier texte connu sur la phytothérapie est gravé sur une tablette d’argile, l’auteur les Sumériens caractères cunéiformes de 3000 ans av. J.-C.; ils ont utilisé des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrés.

Papyrus Ebers, du xvie siècle av. J.-C. c’est le premier recueil dédié aux plantes médicinales. La plus grande de l’ancienne Egypte avec« 110 pages», il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines de plantes accompagné d’un mode d’utilisation.

Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l’œuvre de Dioscoride (médecin grec du ier siècle) (cf. illustration), ou dans Histoire naturelle, ouvrage en 37 volumes de Pline l’ancien qui dès l’Antiquité et jusqu’à la fin du moyen age, a été copié de nombreuses fois.

Encore largement utilisé après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse plus simples d’emploi. Par exemple, une étude de 2008 a cherché à étudier les résultats thérapeutiques de 63 plantes mentionnées comme ayant un pouvoir anti-rhumatismal dans « les herbiers» parus en Europe entre les xvie siècle et xviie siècle. En conséquence, l’étude a montré que l’efficacité in vivo ou in vitro plus de la moitié d’entre eux, et a conclu à la nécessité d’exploiter de façon systématique des données contenues dans ces éditions. De la même manière, les connaissances ancestrales des chamans et autres guérisseurs d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie sont répertoriés afin d’identifier les actifs des plantes médicinales. Ces recherches s’appuient sur les compétences développées par ces peuples, et, via le recours à des brevets, s’oppose à ce qu’ils ont fait une utilisation plus large, sans qu’ils en retirent une rémunération autre que symbolique. Ces pratiques sont dénoncées comme le pillage génétique des capitaux de ces pays ou de la population, et donnent parfois lieu à des prises de conscience ou à des réactions comme dans le cas de la Bolivie.

De 4 500 herboristes en 1941, ils sont désormais une dizaine tandis qu’en Allemagne ou en Italie, il y a plusieurs milliers d’herboristes.

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